Choquequirau – ou comment le Machu PIcchu n’a pas voulu de nous !

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Ca y est, c’est décidé, nous irons au Machu Picchu en passant par les ruines de Choquequirau !
En arrivant à Cuzco la magnifique, véritable temple pour touristes, on s’aperçoit que les moyens pour se rendre au Machu Picchu ne manquent pas !
On peut s’y rendre en train, en bus touristique, en se démerdant en microbus, en mode sportif (vélo + rando + rafting + tyrollienne), ou en trek plus ou moins long ! Le tout étant de savoir combien d’argent on peut mettre sur la table te de combien de temps on dispose !
Plusieurs personnes,rencontrées pendant notre voyage, nous ont parlé des ruines de Choquequirau, une sorte de Machu Picchu 2, aussi grandes, mais caractérisées par le fait qu’il y a au maximum 10 personnes par jour qui s’y rendent (comparé aux 2.500 tickets vendus quotidiennement pour le Machu Picchu…)
Une petite recherche internet plus tard, nous remarquons qu’il est possible de rallier ces 2 sites en marchant, mais la « randonnée » semble toutefois difficile … En effet, il s’agit de marcher environ 130km, avec un dénivelé positif de 7.000 mètres, dont notamment 3 canyons à passer, de 1.500 mètres de profondeur ! Et tout ça, en plein saison des pluies et avec un gros sac à dos …
Même pas peur …
Enfin si, un peu, quand même, surtout que les informations dont ous disposons sont assez floues, trouvera-t-on suffisemment de nourriture sur la route ou devons-nous partir en autonomie complète, sachant que nous tablons sur 7 jours de marche ? Le sentier est-il bien balisé ? Le fait que ce soit la saison des pluies pose-t-il un problème ?

Essayant de fuir, tant bien que mal, les sentiers balisés, cette rando est faite pour nous, au moins 7 jours de marche sans rencontrer la moindre route … Nous passons donc 2 jours à Cuzco à préparer notre petite aventure. On opte pour 5 jours d’autonomie complète, pour ne pas trop surcharger nos sacs et on espère trouver à manger sur place, certains blogs mentionnant qu’on trouve quelques gargottes sur place … d’autres disant le contraire … Donc, nous sommes un peu dans le flou ! Mais l’excitation prend le dessus ! A part un trek au Népal d’une petite dizaine de jours pour Doudou, mais avec porteurs et cuisiniers, nous n’avons jamais fait ce genre de chose !
Qu’à cela ne tienne, le départ est fixé et nous nous rendons donc à Cachora en microbus avec un sac d’une petite vingtaine de kilos pour Edouard et une bonne douzaine de kilos pour Maria … c’est sûr, notre dos nous en voudra !!!

En arrivant, nous rencontrons un groupe d’une quinzaine de jeunes qui reviennent de Choquequirau, à 2 jours de marche du village … ils ont des étoiles plein les yeux et des souvenirs plein la tête, mais surtout, et c’est ce qui nous marque le plus, mal aux jambes et des dizaines et des dizaines de piqures de moustiques … la couleur est annoncée !
De nombreux locaux calment nos ardeurs en nous expliquant que nous ne pourrons pas passer, car le 2ème canyon, après les ruines de choquequirau est infranchissable en cette saison… il n’y a pas de pont, donc le passage doit se faire à gué … la pluie venant déverser des torrents et la chaleur faisant fondre les glaciers à 5000m font monter la rivière et passer à pied s’avère très dangereux! Nous sommes inquiets, mais heureusement qu’un homme nous dit que ça passera, difficilement, mais ça passera ! Ca recharge nos batteries ! Au moins en apparence !!!
A 6h du matin le départ est donné et la ballade commence par une petite quinzaine de kilomètres à plât que nous avalerons en 3h avant d’arriver en haut du premier canyon … juste en face de nous, se trouve le village de Maranpata, mais pour l’atteindre, il faut d’abord descendre jusqu’à la rivière, à 1500m en contrebas, la franchir et remonter le même dénivelé, avec des pentes en moyenne à 25% … ça va être dur, mais qu’est-ce que c’est beau !!!
3h plus tard, nous arrivons en fin en bas, les genoux en feu, à cause d’une descente rocailleuse si abrupte, accentuée par le poids de nos sacs à dos … La logique voudrait que nous plantions la tente ici, mais la montée nous fait un peu peur et nous craignons de la faire d’une traite demain … nous décidons donc d’en faire la moitié aujourd’hui et de planter la tente à mi-hauteur, à Santa Rosa, censé être un petit village, mais qui en fait s’avèrera être une maison ! Quelle surprise de voir que pour traverser la rivière, il n’y a pas de pont, enfin, il n’y a plus de pont, car il a été emporté par le torrent il y a quelques mois, nous devons donc grimper sur une petite nacelle et nous tirer à la force des bras sur une bonne cinquantaine de mètres … c’est con, j’ai oublié mes muscles à la Réunion … et je galère vraiment !
La montée s’avère un véritable calvaire, en plein cagnard, et après 2h de marche et presque 1000m de dénivelé, nous voici enfin arrivés … j’ai les jambes qui tremblent … et manque de m’évanouir par deux fois … Ca me met un coup au moral et je commence à regretter de n’avoir pas voulu louer une mûle et son mulier pour 20/25 euros par jour … je me suis peut-être vu un peu trop fort là-dessus … mais franchement, se faire porter ses affaires, c’es tricher, non ?
Après une bonne nuit réparatrice, nous reprenons le départ, non sans avoir coupé une longue feuille d’aloé véra pour en appliquer la pulpe sur nos piqures de moustiques, cela fait un bien fou !!!
La montée en lacet s’avère un véritable supplice, surtout quand un jeune du village vous dit qu’il reste à peine 6 virages … j’en compterai au moins 16 … quel enfoiré celui-là !!! Au bout de 3heures, nous arrivons enfin au village de Maranpata (cette fois c’est un vrai village, il y a 4 familles qui y habitent !) et nous arrêtons chez Justo, dont on nous avait vanté les connaissances du coin ! Ici, la vie est tranquille et plutôt tranquille et n’est perturbée que par les braiements des ânes et par le chant déréglé des coqs ! Justo nous explique qu’il est hors de question qu’il fasse la route avec nous, que c’est trop dangereux, qu’on en passera pas la rivière, et que si jamais on arrivait à passer, il y aurait sûrement de nombreux éboulements de l’autre côté ! Bon, c’est pas gagné ça ! Heureusement un homme veut bien nous emmener jusque Yanama, avec son âne, moyennant quelques billets ! Le rendez-vous est pris pour le lendemain matin à 5h !
Nous avons donc l’après-midi pour aller visiter les ruines de Choquequirau qui se trouvent à 1h de là, via un chemin soit-disant plat ! Nous mettrons au final 2heures pour nous y rendre après une incessante série de montées et de descente … j’adore la notion péruvienne du plat, en fait, quand le point de départ et d’arrivée est à la même altitude, c’est plat, pour eux! Mais pas pour nos jambes !!! Mais bon, faire cette marche sans nos gros sacs que nous avons laissé au village, est une véritable partie de plaisir, surtout dans de tels paysages !!!

Les ruines de Choquequirau sont impressionnantes !!!! Construites à flanc de montagne, avec une place centrale en haut d’un promontoir permettant d’avoir une vision à 270° ! La problématique de pente est réglée en construisant des terrasses, permettant ainsi culture et habitation ! Nous avons la chance de voir 2 énormes condors … depuis le temps qu’on les attendait ceux-là … depuis la Patagonie à vrai dire … c’est simplement majestueux et énorme à la fois ! 3mètres d’envergure tout de même …
Ce site est considéré comme étant le dernier bastion de la résistance inca à l’envahisseur espagnol ; environ 500 personnes y vivaient.

Le lendemain matin, au moment de partir, le guide censé nous emmener de l’autre côté du fameux Rio Blanco nous baratine que finalement il ne peut pas venir avec nous, mais qu’il a trouvé quelqu’un pouvant le faire. Justo, celui chez qui nous avons planté notre tente, nous réitère son conseil de ne pas y aller, car il a vraiment beaucoup ces dernières nuits et que personne n’a emprunté ce chemin depuis une bonne quinzaine de jours … voilà qui change un peu la donne, le doute s’installe de plus en plus et nous décidons finalement, non sans regret, de ne pas y aller … il pleut beaucoup ce matin-là, nous n’avons pas beaucoup dormi à cause de la pluie, nous sommes trempés jusqu’à l’os et la perspective d’être bloqués par cette rivière ou par une chute de pierres ne nous réjouit pas vraiment … Nous préférons donc jouer la carte de la sécurité.
C’est donc à contre coeur et véritablement déçus que nous rebroussons chemin jusque Cachora … Pour la peine, nous avalerons le retour en 1 jour au lieu de la bonne journée et demi qui nous avait été nécéssaire à l’aller… Nous ne parlons pas beaucoup et marchons vite … C’est un bel échec !  Et peut-être qu’on aurait pu passer ? Peut-être cela aurait-il valu le coup de tenter tout de même … bref, tout autant de questions dont nous n’aurons jamais la réponse, mais qui nous ont bien miné le moral pendant le trajet retour. La perspective de rallier le Machu Picchu par cet itinéraire avait quelquechose d’extraordinaire et de peu fréquentée … peut-être que c’est ce que nous recherchons dans une zone où le tourisme est roi ! Intérieurement, nous cherchons sans doute à nous démarquer des touristes passant rapidement sur tout !
S’ensuit un débat sur le fait d’aller ou non au Machu Picchu par un chemin plus classique … Doudou est contre, arguant que le Machu Picchu n’a pas voulu de nous, qu’à cela ne tienne, nous en voulons pas de lui non plus, Maria est pour, arguant que le Machu Picchu est le Machu Picchu et que ce serait trop bête de ne pas y aller en étant si proche …
Le débat dure une bonne journée et comme souvent, dans ces cas-là, c’est Maria qui obtient le dernier mot !!!
Le rendez-vous est donc pris, nous partons demain pour le Machu Picchu !!!

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Ya está decidido, nos vamos a Machu Picchu via las ruinas de Choquequirao!
Al llegar a Cuzco la maravillosa, meca para los turistas, se puede ver que no faltan los medios para llegar a Machu Picchu!
Podemos llegar en autobús turístico, en tren, en microbuses, modo de deportes (bicicleta + senderismo + Rafting + tyrollienne), o caminata más o menos largo! Todo es cuestion del dinero que se puede poner sobre la mesa y de cuánto tiempo tienes!
Muchas personas encontradas durante nuestro viaje, nos han hablado de la ruinas de Choquequirao, como el Machu Picchu 2, igual de tamaño, pero caracterizado por el hecho de que hay un máximo de 10 personas por día que visita (en comparación de los 2500 boletos vendidos diariamente por Machu Picchu …)
Despues de una búsqueda en Internet, nos aparece que es posible unir estos dos sitios por caminata, pero la « caminata » parece difícil … De hecho, es caminar unos 130 kilómetros con un desnivel positivo de 7000 metros, con tres cañones a pasar, 1.500 metros de profundidad cada uno! Y todo esto en plena temporada de lluvias y con una mochila bastante pesada…
No tenemos miedo …
Pues si, un poco … especialmente porque no encontramos mucha informacion, no sabemos si se puede encontrar comida en el camino o debemos ir en total autonomía, dado que se espera 7 días caminando? El sendero está bien marcado? El hecho de que es la temporada de lluvias plantea un problema?

Tratando de escapar, de alguna manera, los senderos bien marcados, esta caminata es para nosotros, por lo menos 7 días caminando sin encontrar ninguna carretera… Así que pasamos 2 días en Cuzco para preparar nuestra pequeña aventura. Optamos por 5 días de autonomía completa, no sobrecargar las mochilas y esperemos encontrar comida … en algunos blogs dicen que se puede … otros lo contrario … Así que estamos un poco en la oscuridad! Pero la emoción se hace cargo! Aparte de un viaje en Nepal con unos diez días para Doudou, pero con porteros y cocineros, nunca hemos hecho este tipo de cosas!
Eso dichon vamos ! Llegamos a Cachora en microbús con una mochila de veinte kilos por Doudou y una docena de kilos por María … seguro, nuestras espaldas nos lo haran pagar mas tarde!

Al llegar, nos encontramos con un grupo de quince jóvenes que regresan de Choquequirao, que se ubica a 2 días a pie del pueblo … tienen estrellas en sus ojos y una cabeza llena de recuerdos, pero lo que se nota mas, son las piernas doloridas y más docenas y docenas de picaduras de mosquitos … El color se ha planteado !
Muchos locales calman las pasiones para explicar a nosotros que no podemos ir, porque el segundo cañón, después de las ruinas de Choquequirao es intransitable en esta temporada … no hay puente, por lo que la transición debe ser de pie en el agua … la lluvia se transforma en torrentes y el calor provoca un derretimiento de los glaciares de mas de 5.000 metros e ir a pie es muy peligroso! Estamos preocupados, pero por suerte un hombre nos dice que lo hará, con dificultad, pero lo hará! Esa ultima persona recarga nuestras pilas! Por lo menos en apariencia!
A salida 06 a.m. se da y se inicia el viaje con un pequeña caminata de mas o menos quince kilometros que tragar en 3 h antes de llegar a la cima del primero cañón… justo en frente de nosotros, se encuentra el pueblo de Maranpata, pero para lograrlo, primero debemos descender hasta el río, 1.500 metros por debajo y subir a la misma altura, con pendientes promedio 25% … va a ser difícil, pero lo que es hermoso!
3 horas más tarde llegamos abajo, con las rodillas en fuego por una pendiente rocosa y escarpada, acentuada por el peso de las mochilas … Lo normal seria de montar la tienda de campaña aquí, pero la subida da un poco de miedo y tenemos miedo de hacerlo de una sola vez mañana … Así que decidimos hacer la mitad hoy y montar la tienda de campaña a media altura en Santa Rosa, supone que es un pueblo pequeño, pero en realidad resulta ser una sola casa! ¡Qué sorpresa ver a través del río, no hay puente, por último, habia un puente, ya que fue arrastrado por el torrente hace unos meses, así que tenemos que subir una pequeña góndola y tire de la fuerza en los brazos de unos cincuenta metros … que es estúpido, me olvidé mis músculos en la reunión … y realmente es dificil!
La subida es bastante complicado, el sol pega muchisimo, y después de 2 horas de caminata y casi 1000m de ascenso, llegamos por fin … me tiemblan las piernas … y casi me desmayó dos veces … Me pone un duro golpe para la moral y estoy empezando a lamentar no haber querido alquilar una mula para 20/25 euros por día … Quizas que me vi un poco demasiado fuerte aqui … pero, francamente, seria trampar ¿verdad?
Después de una noche de sueño reparador, volvemos a subir, no sin un corte largo en un aloe vera y aplicar la pulpa de la hoja en nuestras picaduras de mosquitos, este es un placer increible!
La subida fue una terrible experiencia, sobre todo cuando un joven del pueblo nos dice que quedan solamente 6 curbas … Voy a contar por lo menos 16 … ¿Qué cabron ese! Después de 3 horas, finalmente llegamos a la aldea de Maranpata (esta vez se trata de un verdadero pueblo, hay cuatro familias que viven allí!!!) y nos detenemos en Justo, que un hombre nos habia dado el nombre! La vida aquí es tranquila y relativamente tranquila y sólo se altera por el rebuzno de los burros y los gallos cantaban desregulado! Justo dice que está fuera de discusión que hace el camino con nosotros, es demasiado peligroso, que nos pasaremos el río, y que si alguna vez sucedió que, seguramente habría muchos derumbes del otro lado! Bueno, no se gana! Afortunadamente, un hombre quiere llevarnos hasta Yanama con su burro, contra un poco de dinero! La designación se hace a la mañana siguiente a las 5 am!
Eso hecho, ya tenemos tiempo por la tarde para visitar las ruinas de Choquequirao, que son 1h desde allí a través de un camino supuestamente « llano »! En última instancia, será de 2 horas para llegar allí después de una incesante serie de subidas y bajadas… Me encanta el concepto « llano » peruano, de hecho, cuando el punto de partida y de llegada es a la misma altitud, es llano, para ellos! Pero no para las piernas! Pero bueno, hacer este recorrido sin nuestras mochilas que hemos dejado en el pueblo, es una verdadera pieza de pastel, sobre todo en estos paisajes!

Las ruinas de Choquequirao son impresionantes! Construido sobre la ladera de la montaña, con una plaza central en la parte superior de un promontorio que tener una visión de 270 º! El problema de la inclinación se ajusta por las terrazas del edificio, permitiendo hacer culturas y casas! Tenemos la oportunidad de ver una pareja de cóndores … desde el momento en que esperamos para ellos … desde la Patagonia en realidad … es simplemente majestuoso y enorme! 3 metros de grande aún …
Este sitio es considerado como el último bastión de la resistencia inca contra los invasores españoles, alrededor de 500 personas vivían allí.

A la mañana siguiente a la salida, el guía que se supone que iba a llevarnos, finalmente no puede venir con nosotros por no sabemos que razpn … blablabla… pero él ha encontrado a alguien que pueda hacerlo. Justo, el hombre donde hemos plantado nuestro tienda de campaña en su jardin, nos reitera su consejo de no ir porque hubo mucha lluvia las ultimas dos noches, y nadie ha tomado este camino durante los ultimos quince días… esto cambia un poco las cosas, la duda se instala más y finalmente decidimos, no sin pena, no ir … Llueve mucho esta mañana, no pudimos dormir mucho debido a la lluvia, estábamos empapados hasta los huesos y la posibilidad de ser bloqueado por el río o unos derumbes de rocas nos desalienta… Nosotros preferimos el lado seguro.
Por lo tanto, en contra de nuestra voluntad, y verdaderamente decepcionados, volvemos hacia atrás hasta Cachora … Como castigo, nos tragamos el regreso en un día en lugar de un día y medio que había sido necesario para la ida … No hablamos mucho y caminamos rápidamente … Ese es una gran decepcion! Tal vez hubiera valido la pena intentarlo de todos modos ??  Nunca sabremos … pero nos ha bajado la moral para la vuelta. La perspectiva de ir al Machu Picchu por esta vía tenía algo que extraordinario y con poca gente … Tal vez eso es lo que estamos buscando en una zona donde el turismo es el rey! Quizas tratamos de distinguirnos de los turistas que pasan rapidamente en todo lo que ven a ver!
El resultado es un debate sobre si ir a Machu Picchu por un camino más convencional o no… Doudou está en contra, argumentando que el Machu Picchu no nos quiere, no importa, no lo queremos tampoco ;  María si, argumentando que el Machu Picchu es el Machu Picchu y sería demasiado estúpido no ir al estar tan cerca …
El debate tiene un buen día y tan a menudo en estos casos, es María quien tiene la última palabra!
Ya esta decidido, nos vamos mañana al Machu Picchu!

 

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