Plata, plata y plata

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Dicen que no se puede ir a Potosi sin entrar a las minas… que es un pasaje obligado.. pero nosotros no lo hemos hecho. No nos apetecia ver lo que un niño llamado Basilio nos cuenta en el documental « El minero del diablo ».
El documental es bastante crudo y sentimental rodado en el 2004. Basilio es un niño de 14 años, huerfano, que tiene que trabajar en las minas para sacar adelante a su familia y para poder pagarse su educacion y la educacion de sus hermanos pequeños, Bernardino y su hermanita. Viven en el cerro, al lado de las minas, y por la noche, despues de estar trabajando igual mas de 10 horas, tienen que vigilar que nadie entre a robar en las dos minas que ellos protegen.
Basilio nos muestra las condiciones en las que trabaja.. muy rudimentarias y peligrosas. Puede pasar mas de 24h bajo tierra sin ver la luz del dia. En las minas se codea con polvo, dinamita, el « Tio », vagones, ruido constante de los tubos de aire a presion, accidentes, tension….

Es increible pensar que desde hace mas de 400 años los mineros aun trabajan en estas minas y que aun queda plata y otros minerales (estaño entre otros) en la montaña, sobre todo sabiendo cuanto se llevaron los españoles durante los primeros siglos de explotacion.. se dice que  con toda la plata que se llevo a España podriamos haber hecho un puente de plata entre Potosi y la peninsula iberica.

Como se descubrio el cerro « RICO »?
Cuenta la leyenda que unos Incas querian excavar en la montaña años antes de que llegaran los españoles pero en cuanto quisieron excavar oyeron un espantoso trueno y una voz que les decia : « No saqueis la plata de este cerro porque es para otros dueños ». Los incas desistieron  y cuando comunicaron a su soberano pronunciaron la palabra “Potocsi” (trueno en Quechua) para explicar el gran estruendo que escucharon, por lo que de ahi deriva el nombre de Potosi.
Años despues, otro inca, Diego Huallpa, hizo fuego en la montaña porque se le hizo de noche buscando a una llama que habia perdido. A la mañana siguiente se dio cuenta que habia hilos de plata que habian fundido por el calor del fuego.
Diego no se lo conto a los españoles que por aquella época ya estaban en la region pero semejante secreto no pudo pasar desapercibido y algun conocido de Diego lo comunico.
Los españoles si que se permitieron explotar el cerro, no como los incas. Desde 1545 y hasta principios del siglo XIX, los españoles obligaron a trabajar en condiciones inhumanas a millones de indigenas y esclavos de Africa.. y aquellos que no querian, los españoles les decian que « el Tio », el diablo de las minas, se apoderaria de ellos (en el alfabeto Quechua, no hay la « d », asi que « dios » se ha transformado en « tios » y luego « tio »). Asi, todos los indigenas, un pueblo religioso ferviertemiente, empezaron a trabajar. Creyeron en el « Tio » y hasta hoy dia le honran. Para ellos él es la única regla en la montaña con el poder de proteger y destruir.
Todos los mineros creen que si son buenos con « Tio », « Tio » les protegera y les dara mas minerales. Basilio, el niño del documental, tambien le hace ofrendas al « Tio » y le respeta.
En 2004, cuando el documental se rodo, habia mas de 800 niños trabajando en la mina. A dia de hoy se dice que ya no hay, pero nosotros cuando nos paseamos al dia siguiente por el cerro vimos alguno que nos preguntaba que si queriamos visitar las minas y otros saliendo de unas minas…
Las condiciones siguen siendo minimas y sigue habiendo accidentes.. y no es de extrañar ya que utilizando dinamita en mas de 500 tuneles parece logico que un tunel vecino pueda derrumbarse… el cerro esta medio hueco…

Es duro visitar desde mi punto de vista el exterior de las minas… mineros masticando coca con los dientes marrones, miradas perdidas, niños sin ir a clase, el cerro que ya no parece a los cerros de su alrededor… es triste ver que una ciudad tan poderosa se hunda en la miseria cuando a nosotros, europeos, esta ciudad nos ayudo en el desarrollo economico.

Despues de ver el documental te preguntas que ha pasado con Basilio y toda su familia… segun un periodista que viajo a America del Sur y escribrio « Viva South America »  pese a lo que dijeron a Basilio durante el rodaje, no le han ayudado a salir de la pobreza. Su madre cuenta que le han robado en su casa porque los vecinos piensan que son ricos.

Sino, por hablar un poco de la cuidad…sin mas… Potosi es una cuidad que crece aun pero sin planificacion urbanistica. Casas por terminar, casas de ladrillos, 0 zonas verdes .. no estamos acostumbrados a ver ciudades asi.
Ademas, no nos ha hecho muy buen tiempo y estar a mas de 4000m de altura no ayuda a ponerse pantalones cortos… 😛
Aprovechamos para visitar el museo de la moneda donde se hacian todas las monedas y medallas hasta 1826 para España y alrededor de 1940 para Bolivia. Nos llamo la atencion que ahora todas las monedas ya no se hacen en Bolivia sino en Canada y Chile.. y los billetes en Francia.
Nos vamos hacia Sucre, donde seguro que recuperamos los graditos que nos faltan 🙂

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Ils disent que vous ne pouvez pas aller a Potosi sans entrer dans ses mines… que c’est une obligation .. mais nous ne l’avons pas fait. Nous ne voulions pas voir ce qu’un garçon nommé Basilio racontait dans le documentaire « Minero del Diablo ».
Le documentaire est assez cru et sentimental, tourne en 2004. Basilio a 14 ans, orphelin de pere, qui doit travailler dans les mines pour élever sa famille et payer ses études et l’éducation de ses jeunes frères et soeur Bernardino. Ils vivent sur la colline, à l’entree de la mine, et la nuit, après avoir travaillé un peu plus de 10 heures, il doit faire attention a ce que personne ne vole l’une des deux mines qu’ils protègent.
Basilio indique les conditions dans lesquelles il travaille .. rudimentaires et dangereuses. Vous pouvez passer plus de 24 heures sous terre sans voir la lumière du jour. Dans les mines se côtoient poudre, dynamite, « Tio », les wagons, le bruit constant des tuyaux d’air sous pression, les accidents, le stress ….

C’est incroyable de penser que, depuis plus de 400 ans, les mineurs travaillent encore dans les mines et qu’il ya encore de l’argent et d’autres minéraux (étain, entre autres) sur la montagne, surtout quand on sait à quel point les Espagnols en ont pris dans les premiers siècles de l’exploitation .. il est dit que, avec tout l’argent que l’Espagne a pris, on aurait pu faire un pont d’argent entre Potosi et la péninsule ibérique.

Comment a ete découverte la colline « riche »?
La légende veut que certains Incas ont voulu excaver dans la montagne des annees avant l’arrivée des Espagnols, mais une fois qu’ils commencerent a creuser, un tonnerre terrible se fit entendre et une voix qui leur disait: « Ne prenez pas l’argent de cette colline, car il est destiné a d’autres proprietaires. » Les Incas abandonnerent donc et en informerent leur chef en prononcant le mot « potocsi2 (Tonnerre en langue quechua) pour expliquer le grand bruit qu’ils ont entendu, et c’est là que le nom dérive de Potosi.
Des années plus tard, un autre Inca Huallpa Diego, a fait un feu sur la montagne parce qu’il faisait nuit et etait à la recherche d’un lama qui avait été perdu. Le lendemain matin, il se rendit compte qu’il avait des fils d’argent qui avait fondu par la chaleur du feu.
Diego n’a pas dit aux espagnols qui a ce moment-là étaient déjà dans la région, mais le secret ne pouvait pas passer inaperçu, et une connaissance de Diego communiqua l’info.
Les Espagnols eux se permittirent d’exploiter la colline, pas comme les Incas. De 1545 et jusqu’à ce début du XIXe siècle, les Espagnols ont forcé a travailler dans des conditions inhumaines des millions d’Indiens et d’esclaves africains .. et ceux qui ne voulaient pas, les espagnols leur dirent que «Tio», le diable des mines, se saisiraient de leur ame (en alphabet quechua, il n’y a pas de « d », donc « dios » est devenu « tios » puis «tio»). Donc, tous les Indiens, un peuple tres pieu, ont commencé à travailler. Ils croyaient dans le « Tio » et continuent de lui rendre hommage aujourd’hui. Pour eux, le Tio est la seule règle dans les montagnes avec le pouvoir de protéger et de détruire.
Tous les mineurs croient que si vous êtes bien avec « Tio », « Tio » va vous protéger et vous donnera plus de minéraux. Basilio, l’enfant du documentaire, fait aussi des offrandes au « Tio » et le respecte enormement.
En 2004, lorsque le documentaire a été tourné, il y avait plus de 800 enfants travaillant dans la mine. A ce jour, il est dit qu’il n’y en a plus, mais nous, lorsque le lendemain nous avons marché jusqu’à la colline, nous en avons vu beaucoup nous demandant si nous voulions visiter les mines et d’autres sortant des mines …
Les conditions restent minimes et il y a toujours des accidents .. et ce n’est pas étonnant car avec l’utilisation de la dynamite dans plus de 500 tunnels, il semble logique qu’un tunnel puisse s’effondrer… La colline est à moitié vide aujourd’hui …

Il est difficile de voir, de mon point de vue, l’extérieur des mines … les mineurs mâchent sans cesse la coca, ont les dents brunies, le regard vide, les enfants ne vnt pas a l’ecole, la colline qui ne ressemble plus du tout a une colline… Il est triste de constater qu’une ville autrefois si puissante soit plongee dans la misère quand nous, Européens, avons tant profite des tresors de cette ville.

Après avoir vu le film vous vous demandez ce qui est arrivé à Basile et sa famille … Selon un journaliste qui a voyagé en Amérique du Sud et escribrio « Viva South America », malgré ce que les realisateurs dirent a Basilio pendant le tournage, ils ne l’ont pas du tout aidé à sortir de la mine. Sa mère explique qu’apres le film, elle s’est faite voler par les voisins car tout le monde pensait au’ils etaient devenus riches.

Mais, pour parler un peu de la ville … Potosi est une ville qui se développe même en l’absence de planification urbaine. Maisons pas finies mais utilisees, maisons en briques, 0 espaces verts… nous ne sommes pas habitués à voir de telles villes.
En outre, le temps n’etait pas genial et être plus que 4000m d’altitude n’aide pas porter des shorts… 😛
Nous avons tout de meme profite de cette occasion pour visiter le musée de la pièce (palacio de la moneda) où ils frapperent toutes les monnaies et médailles pour l’Espagne jusqu’en 1826 et autour de 1940 pour la Bolivie. Nous avons remarqué que maintenant toutes les pièces ne sont plus fabriqués en Bolivie, mais au Canada et au Chili .. et la France fabrique tous les billets boliviens.
Nous allons à Sucre, où nous allons recuperer quelques degres 🙂

 

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